C’est la rentrée !
Après la parenthèse estivale, l’heure est venue de retrouver les marchés… qui, eux, n’ont pas véritablement pris de vacances.
L’environnement reste marqué par des signaux parfois contradictoires. D’un côté, l’économie mondiale continue de faire preuve de résilience et les résultats des entreprises demeurent globalement robustes. De l’autre, les tensions géopolitiques, le retour des pressions inflationnistes et la hausse des rendements obligataires rappellent que l’équilibre reste fragile.
Des marchés qui résistent aux turbulences
Depuis le début de l’année, les investisseurs ont dû composer avec un environnement particulièrement dense : tensions au Moyen-Orient et choc pétrolier, remontée des taux souverains, inquiétudes croissantes autour des finances publiques et besoins de financement considérables liés notamment à la défense, à la transition énergétique et au développement de l’intelligence artificielle.
Et pourtant, les marchés actions continuent d’avancer.
Au mois d’août, Wall Street a de nouveau tiré son épingle du jeu, portée notamment par le retour en grâce des valeurs technologiques : le Nasdaq progresse d’environ +4,0 % et le S&P 500 de +2,7 % sur le mois.
L’Europe marque davantage le pas, avec un Stoxx Europe 600 en hausse d’environ +0,3 %.
Une nouvelle fois, l’intelligence artificielle reste au cœur de l’attention des investisseurs. Les résultats de Nvidia ont dépassé les attentes et conforté le marché dans l’idée que les investissements massifs consacrés à l’IA continuent de soutenir la croissance du secteur technologique.
L’or retrouve son rôle de valeur refuge
Dans cet environnement incertain, l’or s’est nettement apprécié en août, porté par les tensions géopolitiques, les craintes inflationnistes et la recherche d’actifs de diversification.
Les matières premières ont également bénéficié du contexte, avec un pétrole particulièrement sensible aux développements au Moyen-Orient.
Ces mouvements illustrent une tendance de fond : face à l’endettement croissant des États et au retour de l’inflation, les actifs réels retrouvent une place importante dans les allocations patrimoniales.
Le grand retour du rendement obligataire
C’est probablement l’un des changements les plus structurants de ces dernières années.
Les rendements des emprunts d’État se situent désormais à des niveaux que nous n’avions plus observés depuis longtemps. Le Treasury américain à 10 ans évolue actuellement autour de 4,90 %, tandis que les rendements souverains européens et japonais se sont également fortement tendus.
Nous sommes désormais bien loin de l’époque des taux nuls, voire négatifs, qui avait marqué la précédente décennie.
Cette nouvelle donne change profondément la construction des portefeuilles : l’obligataire offre à nouveau du rendement, sans qu’il soit nécessaire de rechercher systématiquement la performance sur les marchés actions.
Les banques centrales face au retour de l’inflation
La hausse des prix de l’énergie vient compliquer la tâche des banques centrales.
La BCE a ouvert cette semaine une nouvelle séquence monétaire très attendue. Sans surprise, elle a relevé ses taux directeurs à 2,5 % et met en garde contre une inflation qui s’installe.
Aux États-Unis, les prochains chiffres d’inflation seront déterminants pour les décisions de la Réserve fédérale.
Après plusieurs années durant lesquelles les investisseurs anticipaient essentiellement des baisses de taux, le débat a donc changé de nature : le risque d’un maintien durable de taux élevés, voire de nouveaux resserrements monétaires, est revenu au premier plan.
« Comme si la coupe n’était pas déjà assez pleine, le climat y verse aussi sa contribution. Après la sécheresse estivale, le millésime super El Niño 2026 va apporter sa pierre à l’édifice dantesque. Avec un impact garanti sur les récoltes, l’agriculture mondiale et, de fait, une hausse significative future des prix des denrées alimentaires. Bref, l’inflation n’est pas prête de se calmer – surtout en Europe où les réserves de gaz sont, à l’arrivée de l’automne, au plus bas depuis six ans. »
(Extrait de l’humeur de Marchés de Fidélity)
» Les marchés ont traversé sans véritable dommage les tensions au Moyen-Orient, la remontée du pétrole, l’envolée des dettes publiques et la hausse des taux longs. Cette résilience remarquable ne doit toutefois pas masquer un risque grandissant : celui d’un durcissement excessif du discours et de l’action des banques centrales. Après les opérations spéciales militaires, la rentrée pourrait être celle des opérations spéciales monétaires. «
SEBASTIEN GRASSET
Directeur Général d’Auris Gestion
Nous abordons cette rentrée avec une ligne directrice claire : rechercher du rendement tout en restant particulièrement attentifs au niveau de risque pris pour l’obtenir.
L’économie mondiale poursuit son expansion, mais nous sommes de plus en plus conscients que la dynamique de croissance commence à s’atténuer.
Dans ce contexte, nous privilégions actuellement :
Les marchés continuent donc d’offrir des opportunités, mais celles-ci nécessitent plus que jamais sélectivité, diversification et discipline dans l’allocation des actifs.
Une philosophie qui demeure au cœur de notre accompagnement : faire évoluer les stratégies patrimoniales au rythme des marchés et des opportunités, avec une exigence constante d’optimisation du couple rendement/risque.
📍Centre de Congrès de Lyon
📅 Du 30 septembre au 1ᵉʳ octobre
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